Le mois d’octobre est dédié au cancer du sein représenter par un ruban rose. Mais le mois de novembre, il est dédié à quoi ?
En bien, si vous ne le saviez pas, le mois de novembre est dédié aux violences faites aux femmes. La lutte contre les violences faites aux femmes est représentée d’un ruban blanc.
Chaque année, la Semaine du Ruban Blanc (souvent observée du 25 novembre) est un moment crucial de sensibilisation et de mobilisation. Plus qu’un simple symbole, le ruban blanc est un engagement solennel à ne jamais commettre, tolérer ou passer sous silence les violences faites aux femmes.
D’où vient ce symbole ?
La Campagne du Ruban Blanc (White Ribbon Campaign) a vu le jour au Canada en 1991, trois ans après la tragédie de Montréal du 6 décembre 1989, où un homme a assassiné 14 étudiantes à l’École Polytechnique en raison de leur sexe.
Des hommes canadiens ont lancé cette campagne, invitant d’autres hommes à porter le ruban blanc pour signifier leur tristesse, leur condamnation de la violence masculine envers les femmes et leur engagement à faire partie de la solution.
Que symbolise le ruban blanc ?
- Engagement : Il symbolise la promesse de ne jamais commettre, cautionner ou rester silencieux face aux violences faites aux femmes.
- Solidarité : Il marque l’union des individus dans la lutte pour l’égalité des genres et le respect.
- Mémoire : Il honore la mémoire des victimes et rappelle l’urgence d’agir.
La violence à l’égard des femmes est un phénomène universel qui prend de multiples formes : physique, sexuelle, psychologique et économique. Les chiffres mondiaux et nationaux sont alarmants.
Statistiques Mondiales :
- 1 femme sur 3 dans le monde a été victime de violence physique ou sexuelle au cours de sa vie, le plus souvent de la part d’un partenaire intime (Source : ONU).
- Près de 3 femmes tuées sur 5 l’ont été par leur partenaire intime ou un membre de leur famille (Source : ONUDC).
- 72 % des victimes de la traite des êtres humains dans le monde sont des femmes et des filles (Source : ONU).
Ces chiffres ne représentent que la partie émergée de l’iceberg, car de nombreuses victimes n’osent pas porter plainte ou signaler les faits.
La sortie de la violence est un processus long et courageux.
Je profite de ce blog pour vous laisser des conseils essentiels pour les victimes et les personnes qui souhaitent les soutenir.
Pour les victimes : Comment se protéger, être écoutée et agir ?
📞 Urgence et Alerte Immédiate
Ces numéros sont vitaux en cas de danger grave et immédiat.
- 17 : Police / Gendarmerie
- À appeler pour toute intervention urgente des forces de l’ordre.
- 112 : Numéro d’urgence européen
- Fonctionne dans tous les pays de l’Union européenne.
- 114 : Numéro d’urgence par SMS
- Pour alerter les secours en toute discrétion si on ne peut pas parler. Accessible aux personnes sourdes ou malentendantes.
- « Masque 19 » en pharmacie
- Un dispositif qui permet d’alerter discrètement les forces de l’ordre en prononçant ce code auprès d’un pharmacien.
Écoute, Information et Orientation
Ces services offrent une écoute anonyme, des conseils et une orientation vers des aides locales.
- 3919 : Violences Femmes Info
- Numéro national de référence pour les femmes victimes de violences, leur entourage et les professionnels.
- Anonyme et gratuit.
- Fournit information sur les droits, démarches et dispositifs existants.
- 116 006 : Numéro d’aide aux victimes (France Victimes)
- Propose aide, soutien et orientation vers les associations d’aide aux victimes locales.
- 119 : Allô Enfance en Danger
- À contacter si des enfants sont en danger ou témoins de violences.
Signalement en Ligne et Sites Utiles
Les outils numériques permettent de s’informer et de signaler les faits de manière discrète et sécurisée.
- arretonslesviolences.gouv.fr
- Plateforme gouvernementale qui centralise toutes les informations et ressources.
- Propose une plateforme numérique de signalement (tchat anonyme et sécurisé 24h/24 et 7j/7) avec des policiers ou gendarmes formés, qui ne laisse pas de trace dans l’historique de navigation si l’on quitte le site rapidement (bouton « Quitter ce site » souvent présent).
- Mémo-de-vie.org
- Propose une plateforme numérique gratuite et sécurisée qui offre plusieurs fonctionnalités très utiles pour conserver des témoignages et des documents liés à un vécu traumatisant.
- france-victimes.fr
- Réseau d’associations d’aide aux victimes qui propose un accompagnement juridique, psychologique et social.
Actions et Démarches pour se Protéger
- Se mettre en Sécurité
- Préparer un « kit d’urgence » : documents importants (carte d’identité, livret de famille, carnet de santé des enfants, titres de propriété, RIB, etc.), un peu d’argent, double des clés, et objets personnels essentiels.
- Prévenir un proche de confiance : établir un code d’alerte avec lui ou elle.
- Alerter un professionnel de santé (médecin, sage-femme) ou un travailleur social.
- Rassembler des Preuves
- Consulter un médecin ou les urgences pour faire constater les blessures (même légères) et obtenir un Certificat Médical Initial (CMI). Ce document est très important.
- Conserver toutes les preuves (SMS, e-mails, photos, témoignages) des violences.
- Tenir un journal des faits, en notant les dates et les descriptions précises.
- Engager des Démarches Légales
- Déposer une plainte : Au commissariat ou à la brigade de gendarmerie. Une main courante peut être utile, mais il est toujours préférable de déposer plainte.
- Demander une Ordonnance de Protection : Permet au juge d’interdire l’agresseur d’entrer en contact avec la victime et ses enfants, et d’attribuer le logement familial à la victime.
- Demander un Téléphone Grave Danger (TGD) : Un dispositif qui permet d’alerter les forces de l’ordre très rapidement en cas de menace.
Pour les Proches : Comment aider efficacement ?
Le rôle de l’entourage est capital. Votre soutien est souvent le premier pas vers la sortie de la violence.
- Croire sans juger : Écoutez la victime sans remettre en question sa parole. Ne minimisez jamais ce qu’elle raconte.
- Encourager la parole et la mise en sécurité : Dites-lui que la violence n’est pas normale et qu’elle a le droit de se protéger. Ne la forcez pas à partir, mais aidez-la à élaborer un plan de sécurité (par exemple, identifier un lieu sûr où elle peut se réfugier).
- L’informer sur les ressources : Donnez-lui le numéro 3919 et/ou accompagnez-la si elle le souhaite vers une association d’aide aux victimes (comme le CIDFF, France victimes, etc.).
- Respecter son rythme : La victime est la seule à pouvoir prendre la décision de partir. Le processus peut être long, avec des allers-retours. Restez disponible et patient, sans la juger si elle retourne auprès de son agresseur.
- Ne pas vous mettre en danger : N’intervenez jamais physiquement et ne confrontez pas l’agresseur vous-même. En cas de danger imminent, appelez immédiatement le 17.
Le Ruban Blanc est un appel à l’action. En portant ce symbole et en partageant ces informations, vous contribuez à briser le silence et à faire de la sécurité des femmes une responsabilité collective.
De nombreuses villes organisent des journées de sensibilisations avec au programme des ateliers, des formations, des escape game, …. Un moment convivial pour s’informer et apprendre tout en passant du bon temps.
De notre côté, nous nous associons à Tandem pour participer à la semaine du Ruban Blanc.
Rejoignez-nous au CDSES de Belleville en beaujolais le mercredi 26 novembre 2025
Je vous laisse, moi j’ai un escape Game sur la santé mentale à finaliser
Bisous et prenez soin de vous !


